La nature est ma première école. Avant les livres d'art, avant les tutoriels, avant les formations, c'est dans les prés, les forêts et les jardins que j'ai appris à regarder. Cette habitude ne m'a jamais quittée.
Le carnet de terrain
Je sors chaque semaine avec un carnet et un stylo. Pas de tablette, pas d'appareil photo pour commencer : juste l'œil et la main. Observer un oiseau posé sur une branche demande une attention différente de photographier : on apprend la forme, le volume, les proportions d'une façon qui s'inscrit dans la mémoire de la main.
Ces carnets sont mes archives les plus précieuses. Je les consulte régulièrement quand je crée des personnages animaliers. La morphologie d'un lapin, la démarche d'un renard, la façon dont un oiseau tourne la tête : autant de détails que seule l'observation directe permet de saisir vraiment.
La botanique dans mes illustrations
Les plantes sont omniprésentes dans mon travail. Fleurs, feuilles, herbes folles, champignons : ils peuplent mes décors, encadrent mes personnages, rythment les compositions. J'ai un faible particulier pour les plantes ordinaires — les pissenlits, les orties, les trèfles — dont la beauté est souvent négligée.
Dessiner des plantes réelles, même stylisées, donne une authenticité aux illustrations que le lecteur ressent sans forcément l'identifier. Les enfants, notamment, sont très sensibles à cette honnêteté du regard sur le vivant.
